Qui parlait par Sainte Virginia ?

Qui parlait par Sainte Virginia ?

Devise:
«Israël, Mon peuple, ne change pas ta foi! La foi pure sans tache est la foi orthodoxe et la religion orthodoxe. Amen.»

(Citation de la Parole de Dieu du 21 Mai/3 Juin 1974)

La voix des contestataires

Une objection minutieusement argumentée contre l’authenticité de l’esprit de prophétie, rencontré chez sainte Virginia, spécule justement la manière inhabituelle de communication que Dieu a employée pour parler par Son „vase” élu, la sainte prophétesse Virginia: elle prophétisait toujours dans un état de sommeil profond. Nous allons reproduire, d’abord, les arguments détaillés apportés par un professeur de la Faculté de Théologie, contestataire de Sainte Virginia:

«Dans l’orthodoxie rien ne limite la liberté de l’homme. Le sommeil dans lequel Virginia plongeait usurpe la libre volonté de l’homme. L’œuvre de salut présuppose la synergie de la volonté de Dieu et de l’homme. La Vierge Marie, lorsqu’elle a reçu en elle le Rédempteur, a été parfaitement consciente et a exprimé librement son consentement, par les mots: „Voilà, la servante de Dieu”. Virginia paraît possédée par un esprit qui passe sur sa libre volonté et pensée, tel qu’arrive aux démoniaques. Ceux-ci non plus ne savent ce qu’ils font et ce qu’ils disent, et puis lorsque le diable les relâche, ils ne se rappellent plus ce que leur est arrivé. Si ce n’est que ce signe, et il serait suffisant pour ne plus donner de la crédibilité aux paroles de cette femme, toutes qu’elles pourraient être. A ce propos, on raconte dans le Pateric d’un moine qui était réveillé pendant la nuit par le diable, pour la prière, et ça jusqu’à ce qu’il fût épuisé physiquement. C’est alors seulement que le moine confessa qu’un „ange” ne le laissait pas se reposer pendant la nuit. Pour conclure, si cette action avait été de Dieu, la libre volonté et la conscience de la prophétesse Virginia n’auraient pas été altérées».

Dieu n’est pas officiel

La Sainte Ecriture offre de nombreux exemples qui montrent que la manière de communication entre Dieu et l’homme n’a jamais été stéréotype et conventionnelle, et la libre volonté de l’homme n’a jamais été forcée. La chaleur paternelle même, avec laquelle le Père céleste parle aujourd’hui, élimine toute suspicion de ce genre: «Moïse a été fidèle dans la maison de Mon Père, dans l’œuvre de Mon Père, mais il ne l’a pas été officiellement. C’est ce que J’ai été Moi aussi dans la maison de Mon Père céleste, qui n’est pas de la terre. Mes apôtres étaient cherchés alors de tous, pour être supprimés, puisqu’ils n’étaient pas au rang de ceux ayant des droits selon la loi. Et voilà maintenant ces plus petits d’entre eux, inscrits dans le Livre, qu’ils existeront en ce temps: parce qu’il est écrit dans les prophètes cet ouvrage, et les choses célestes ne sont pas comprises par les officiels des temps. Les célestes ne sont pas promus de ceux de la terre, car le Saint Esprit souffle où il veut et le Seigneur ne peut pas être limité par ceux de la terre» (citation de la Parole de Dieu, le 3/16 Juillet 1992).

Au cours des découvertes qu’il recevait de Dieu dans l’Ile de Patmos, Saint Jean l’Evangéliste affirmait de lui que:

  1. Il écrit ce qu’il a reçu par l’ange (v. Apocalypse, 1/1), de la part des sept esprits de Dieu (v. Apocalypse, 1/4) et de Jésus Christ (v. Apocalypse, 1/5). On comprend donc, que l’écriture, comme acte physique, est postérieure à la découverte, et non pas simultanée avec elle. Bien que pendant la révélation apparaissent des ordres comme: «Ecris!» (Apocalypse, 19/9; 21/6), ceux–ci ont plutôt le but d’affermir la responsabilité et l’engagement du prophète Jean d’écrire exactement et dès que la révélation prendra fin. Jean n’écrivait donc pas en même temps qu’il recevait l’information, mais ultérieurement, pour qu’il soit libre durant la révélation du risque de la participation consciente, active du corps, par ses sens fragiles et limités.
  2. Il affirme qu’il était «en esprit» (v. Apocalypse, 1/10). Il n’était donc pas «en chair». Cet état spéciale substitue les portes des sens du corps, avec d’autres, correspondantes, celles de l’esprit. Jean «voit», mais pas avec les yeux (v. Apocalypse, 1/12); Jean «entend», mais pas avec les oreilles (v. Apocalypse, 1/10).
  3. En voyant Dieu, il tombe à Ses pieds comme mort (v. Apocalypse, 1/17 – sublin. ns.). C’est une confirmation de plus de son détachement du corps et de la perception spéciale, extrasensorielle, „l’écriture” restant donc comme une obligation postérieure.
  4. Il est appelé au ciel et il répond à l’appel, mais pas en chair, mais en esprit (v. Apocalypse, 4/1-2). Où son corps reste-il? Sur la terre, sans doute, dans un état semblable à celui de Sainte Virginia pendant qu’elle recevait la parole de Dieu.
  5. Il a beaucoup pleuré (v. Apocalypse, 5/4), mais en esprit, car il était avec son esprit dans le ciel.
  6. Il a vu et a entendu (v. Apocalypse, 5/11; 6/1; 7/4; 8/2; 10/1), mais toujours en esprit.
  7. Il a parlé avec l’ange (v. Apocalypse, 10/9).
  8. «Il a mangé» un petit livre, avec sa bouche et ses entrailles (bien qu’il fût en esprit!). Cette vision est purement symbolique, montrant le don de la prophétie spéciale qu’il avait reçue (v. Apocalypse, 10/10-11).
  9. Il a reçu le roseau à mesurer (v. Apocalypse, 11/1) l’Eglise de Dieu, dans le ciel (v. Apocalypse, 11/19).

Après tout cela apparaît un changement radical en plan temporal, l’esprit de Jean étant transporté dans un futur précisément choisi par l’ange.

  1. Il a regardé du ciel le déroulement des fléaux versés sur la terre par les sept anges de la colère (v. Apocalypse, cap.16).
  2. Il est tombé aux pieds de l’ange, pour l’adorer, mais il en a été arrêté deux fois (v. Apocalypse, 19/10; 22/9).
  3. Il a été enlevé en esprit sur une haute montagne, d’où on lui a montrée la Cité Sainte, la Nouvelle Jérusalem (v. Apocalypse, 21/10), descendue de Dieu, du ciel.
  4. Il a été porté en esprit dans les rues de la cité (v. Apocalypse, 22/1-2) et on lui a montré sa splendeur.
  5. On lui a sollicité de ne pas sceller les paroles de sa prophétie du livre de l’Apocalypse, car le temps est proche, et les prophéties restent ouvertes (v. Apocalypse, 22/10).

On n’a donc aucune indication sur la soi-disant „conscience éveillée“ du prophète, qui devient vase de la prophétie. On dirait plutôt que tout s’est passé dans un état d’extase, de transe, dans une dissociation temporaire, mais profonde, entre le corps et l’esprit. A-t-il Jean senti quelque chose du monde matériel dans son corps, durant la révélation? Sûrement pas. Nous avons vu que ses sens transfigurés opéraient dans un monde transcendantale, celui invisible, certains plans étant placés temporellement à une distance de plus de deux mille ans.

L’altération, même partielle, des facultés sensoriales, dans la présence de L’Etre divin, est rencontrée aussi à d’autres occasions.

La voix qui vient du ciel

Saul, sur la route de Damas, a entendu une voix du ciel, mais il ne voyait personne (v. Actes des ap., 9/8); de même les autres gens qui allaient avec lui. Cet état d’aveuglement temporaire a continué pour Saul, mais pas pour les autres aussi.

Pierre, en priant dans la cité de Yopé, a eu la vision «en extase» (cela montre un état spéciale, autre que la lucidité habituelle, quotidienne) (v. Actes des ap., 11/5), recevant des ordres qui à la première vue, provoquaient des oppositions.

Paul reçoit une vision en rêve: un Macédonien qui lui demande de passer en Macédoine pour l’aider (v. Actes des Ap., 16/9), et il comprend par le cœur que c’est le Seigneur qui lui parle (bien qu’il n’eût aucun critère rationnel de discernement pour être sûr que le message vient de Dieu et non pas du diable).

Pierre est libéré de la prison par un ange, dans un état que l’on pourrait nommer „hypnotique“ – «il ne savait pas que, ce qui se faisait par l’ange fût réel, et s’imaginait avoir une vision» (Actes des Ap., 12/9). Seulement après sa libération Pierre, «revenu à lui-même» (Actes des Ap., 12/11) , il comprend pour de vrai que le Seigneur a envoyé Son ange pour le délivrer de la main d’Hérode. La situation était tellement incroyable qu’elle s’est prolongée aussi à la rencontre avec les disciples, qui croyaient plutôt que c’était «son ange» (v. Actes des Ap., 12/15).

C’est un cas typique, où la conscience de soi de l’élu de Dieu passe au second plan. Il exécute machinalement les ordres de l’ange, sans mettre en question le problème d’un possible „tromperie“ de la part des mauvais esprits. Qu’aurait-il pu arriver s’il doutait ou s’il s’était opposé?

Le Saint apôtre Paul, parlant de lui avec modestie, sans dévoiler son identité, affirme dans sa Seconde Epître aux Corinthiens qu’il a été ravi jusqu’au troisième ciel, quatorze ans avant, mais il ne sait pas s’il a été en son corps ou hors de son corps (v. II Corinthiens, 12/2-4). Une si flagrante non concordance entre l’importance des découvertes (dont il dit «qu’il n’est pas permis à l’homme de redire») et l’état d’incertitude des propres facultés spirituelles, ne se justifie pas que d’une seule manière: Dieu a modifié radicalement les sens de Paul, pour que ses perceptions extrasensorielles puissent être assimilées sans choquer, sans violenter les portes des sens, habituées au travail dans les paramètres normales, biologiques, avec les limitations de rigueur. C’est pourquoi il affirme «qu’il a entendu» des paroles que l’on ne peut redire. Même l’intensité des messages auditifs ou visuels devait être modelée, pour ne pas détruire physiquement les récepteurs biologiques. Lorsqu’on ne s’est pas passé ainsi, pour des motifs spéciales, les effets ont été impressionnants: Saul de Tars devient aveugle (temporairement) alors que Dieu, volontairement le fait, pour le sortir de son état d’aveuglement spirituel (v. Actes des Ap., 9/8); les gardes de la tombe de Jésus, en voyant l’ange, ont été effrayés et ils sont tombés comme morts (v. Ev. Matth., 28/4); Au moment de la transfiguration, les disciples, en entendant voix du ciel, «tombèrent sur leurs faces, tout effrayés» (Ev. Matth., 17/6).

Ezéchiel est porté par l’esprit au milieu d’un champ plein d’ossements et le fit le parcourir en tous sens. Or «les ossements étaient très nombreux sur le sol du champ» (Ezéchiel, 37/2). Il prophétise, à l’ordre de Dieu, et les os se rapprochèrent les uns des autres, en formant des corps (v. Ezéchiel, 37/8). Ensuite il prophétise et appelle l’Esprit des quatre vents qui souffle sur les morts, et ils revivent (v. Ezéchiel, 37/10). Ce scénario est imaginaire, ou Ezéchiel a vécu (par l’esprit) une réalité vivante? Est-ce-que c’est une répétition générale, ou peut–être un saut dans l’avenir? Ce que l’on peut dire avec certitude c’est que „la sortie du corps“ montre que les sens d’Ezéchiel sont engourdis ou endormis, ou suspendus temporairement. Autrement, Ezéchiel n’aurait pas pu percevoir, avec toute la force de son esprit, la réalité vive de la vision et son message.

Songes de nuit et leur explication

Une modalité usuelle par laquelle Dieu communique à l’homme Sa volonté et que nous rencontrons consignée dans l’Ancien Testament, tout comme dans le Nouveau Testament, c’est le songe. Abraham reçoit la parole de Dieu en rêve: «...il y a eu la parole de Dieu pour Abraham (Abram) la nuit, en songe et a dit: „Ne crains pas, Abram, Je suis ton bouclier et ta récompense sera très grande“» (la Genèse, 15/1). «Et Abram crut en Dieu, Qui lui compta comme justice» (v. Genèse, 15/6). Et toujours en rêve en profond sommeil, assailli par une frayeur et une grande obscurité (v. Genèse, 15/12), Abraham reçoit de Dieu prophétie sur ses descendants.

Jakob voit en rêve une échelle dressée sur la terre et dont le sommet atteignait le ciel. Dieu-Même, Se tenant au bout de l’échelle, le bénit lui et ses descendants, et par ceux-ci, toutes les nations de la terre (v. Genèse, 28/12-15). Jacob a cru à son rêve. Il n’a point pensé de légitimer Celui Qui le bénissait, pour éviter une éventuelle tromperie. Toujours Jacob voit en rêve un ange qui lui ordonne de se lever, de sortir du pays, d’aller et de retourner au pays de sa naissance (v. Genèse, 31/11-13). Une fois de plus Jacob a cru. Il a obéi sans condition à l’ange.

Samuel est appelé par son nom, en vision de nuit, par la voix du Seigneur (v. I Rois, 3/4; I Samuel, 3/4), mais Samuel «ne connaissait pas encore la voix du Seigneur et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée» (I Rois, 3/7). Malgré cela pour Samuel cette „méconnaissance“ n’a pas représenté un obstacle. Il a cru que Dieu lui avait parlé et a raconté tout au prêtre Eli sans lui rien cacher (v. I Rois, 3/18).

Saul, s’opposant avec ténacité à Dieu, se trouva en grand embarras, il eut peur et son cœur trembla fort (v. I Rois, 28/5; I Samuel, 28/5). C’est alors seulement qu’il se décida de consulter Dieu, «Mais Dieu ne lui répondit pas, ni par les songes, ni par Urim, ni par les prophètes» (v. I Rois, 28/6; I Samuel 28/6).

Le vieux Joseph reçoit en songe l’ange de Dieu, qui lui apparaît et lui ordonne de fuir en Egypte avec Marie et son Fils (v. Ev. Matth., 1/20-25). Et ensuite, après la mort d’Hérode l’ange du Seigneur apparaît de nouveau en songe à Joseph, lui disant de se mettre en route pour la terre d’Israël (v. Ev. Matth., 2/19-21). Il est facile à imaginer ce que cela aurait pu arriver si Joseph avait douté de l’ange, qui lui avait parlé en songe, au nom de Dieu. La foi de Joseph a dépassé le doute que cela pourrait être une tromperie du diable.

Une situation spéciale apparaît alors que les songes qui viennent de Dieu ont comme destination des personnes quelconques, qui ne sont pas de prophètes et qui n’ont aucun rapport avec la sainteté. Sont-ils, ces songes, moins crédibles?

Joseph explique deux songes reçus en même temps par le chef des panetiers et le chef des échansons, officiers du roi d’Egypte, en leur montrant indirectement, par leurs explications, qu’ils représentaient les messages de Dieu: «N’est-ce pas à Dieu qu’appartiennent les explications? Racontez-mois donc vos songes!» (Genèse, 40/8).

Pharaon reçoit un songe, que Joseph lui explique, lui montrant qu’il vient de Dieu: «Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon» (Genèse, 41/16).

Le prophète Daniel, à part ses propres songes (v. Daniel, cap. 7), explique aussi deux songes de Nabuchodonosor (v. Daniel, cap. 2 et 4), comme de véritables prophéties, venues de Dieu.

Gédéon est conseillé par Dieu d’écouter le dialogue d’entre deux soldats quelconque, en posture de gardes dans le camp, dont l’un raconte un songe et l’autre l’explique: «Quand il eut entendu le récit du songe et son explication, Gédéon se prosterna devant Dieu» (Juges, 7/15).

Salomon reçoit Dieu en songe et Lui demande «Accorde à ton serviteur un cœur intelligent pour juger Ton peuple, pour discerner le bien du mal» (III Rois, 3/9), et Dieu ne lui donne pas seulement de la sagesse céleste, mais aussi des richesses, de la gloire et une longue vie, comme récompense pour sa modestie (v. III Rois, 3/12-14).

Le démon du doute promeut la tromperie démoniaque

Les songes, donc, sont une modalité de communication entre Dieu et l’homme. Mais, naturellement, deux questions s’imposent:

  1. Quels sont les songes qui viennent de Dieu, et lesquels pas?
  2. Est-elle mise de côté, par cette modalité de communication, la volonté consciente et libre de l’homme?

A la première question on a répondu déjà, partiellement, lorsqu’on a montré comme la foi d’Abraham, de Jakob, de Samuel et de Joseph a été au-dessus de leur doute, lié d’une éventuelle tromperie du diable. On pourrait ajouter qu’il s’agissait d’une œuvre divine, Dieu ajoute sûrement à la foi naturelle de l’homme, le don de la foi et le pouvoir de ne pas douter. Autrement, l’homme ne pourrait jamais, par ses propres forces seulement, et par la foi naturelle, se rapporter correctement à la Vérité. Bien au contraire, Dieu ouvre l’esprit de ceux qui recevaient les prophéties et leur augmente le don de la foi. C’est ainsi que l’on dit du prophète Daniel, qu’à la suite de ses chaleureuses prières, il est accueilli par l’ange Gabriel qui lui a dit: «Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence» (Daniel, 9/22).

La deuxième question est liée aux arguments formulés par les incroyants pour affermir les objections concernant „la violation de la libre volonté de Sainte Virginia“, „la synergie de la volonté de Dieu et de l’homme“ et les présupposés „bons conseils que le diable pourrait donner“. Si nous acceptons ces hypothèses, nous devrons admettre que tous les songes que nous venons de présenter, cueillis de la Sainte Ecriture sont des échantillons d’usurpation de la volonté libre de l’homme, de la part de Dieu et, éventuellement, de tromperie démoniaque. En appelant à l’état onirique de l’homme et en l’utilisant, Dieu se laissé accusé, d’une manière consciente, d’attitude dictatoriale et de parjure. Dans ces circonstances, l’homme paraît être manœuvré comme une marionnette qui doit exécuter aveuglement des ordres reçus en état de transe hypnotique et auxquels il ne peut s’opposer. Il en résulterait en même temps, que Dieu choisit spécialement cette voie, lorsque l’homme est vaincu par le sommeil, pour imposer, sans possibilité de réplique, Sa volonté. Ceux qui confondent la liberté avec le libertinage se demanderont rhétorique: „Où est-elle encore la volonté libre promise par Dieu?“. C’est qu’ils ont peur qu’ils perdront la part qui leur revient de „leur synergie de la volonté de Dieu et celle de l’homme“ sans se demander d’abord s’ils ont obtenu la dignité de collaborer directement avec Dieu, car «Dieu résiste aux orgueilleux, et c’est aux humbles Qu’Il donne Sa grâce» (I Pierre, 5/5).

S’ils ont peur, ils peuvent se calmer.

Tout d’abord, Dieu a d’autres méthodes aussi de communication, dans lesquelles la volonté libre de l’homme est indiscutable. Bien au contraire, Dieu est très coopérant et concessif avec les justes. Abraham, par exemple, réussit à obtenir de Dieu, par le dialogue, une réduction tenace et consistante du nombre de justes, par lesquelles on aurait pu sauver la cité de Sodome: de 50 à 45, ensuite à 40, puis à 20 et en fin à 10. Mais, par malheur, on n’y a pas trouvé au moins 10 justes, par lesquels sauver la cité de Sodome (v. Genèse, 18/23-33).

Et puis, Dieu propose, Il n’impose pas. Ceux qui ont reçu les songes pouvaient très bien y croire ou pas. C’est la même chose en ce qui concerne les communications reçues des hommes par Sainte Virginia: personne n’impose leur crédibilité par la force. Et pourtant, si nous prétendons que la Sainte Ecriture vient de Dieu et par l’état de sommeil aussi, pas seulement par celui de veille, nous devrons admettre que les arguments du genre: „Le sommeil dans lequel plongeait Virginia usurpe la volonté libre de l’homme“, sont enfantins, tendancieux et en fin de compte, faux.

Les dénigreurs de Sainte Virginia ont attaqué surtout son état de non participation active aux communications du Seigneur en l’appelant „possession“ et en affirmant qu’il est anormal que Dieu endorme – même si temporairement – la conscience d’un prophète. Le démon de doute n’hésite pas d’accuser Sainte Virginia qu’elle promeut même si indirectement, „la tromperie démoniaque“.

Et pourtant la Sainte Ecriture consigne des exemples similaires. Le saint prophète Ezéchiel affirme de lui que, étant tombé la face contre la terre et en entendant une voix (de quelqu’un d’inconnu!), un esprit est entré en lui (v. Ezéchiel, 2/2; 3/24) qui le fit tenir debout et l’avertis de l’écouter et de n’être pas rebelle. Ensuite, l’esprit l’a obligé de manger un papier (v. Ezéchiel, 3/3), il l’a enlevé (v. Ezéchiel, 3/12), et porté à Tel Aviv (v. Ezéchiel, 3/14) , où il resta sept jours frappé de stupeur. Cela donc a été aussi une „possession“ de la part de cet esprit-là?

Philippe est porté en chair par l’Esprit du Seigneur et puis enlevé de la face de l’eunuque éthiopien jusqu’à Azot (v. Actes des Apôtres, 8/39-40). Une autre „possession“? Philippe a-t-il été prié de donner son accord pour ce „déplacement“?

La Sainte Ecriture nous montre aussi que diverses altérations des sens et, en particulier, la perte de la conscience de soi, représentent des états physiologiques naturels, qui apparaissent et accompagnent les événements extérieurs surnaturels, comme l’approchement physique de Dieu, la vue de Sa gloire ou la simple ouïe de Sa voix.

Le prophète Daniel raconte (v. Daniel, 10/8) comme une apparition céleste le laisse sans force. Toujours Daniel, en relatant sur une vision avec ange, décrit sa forte émotion qui accompagne ses propres sens, et dit:

«Et comme il me parlait je suis resté pétrifié, consterné la face contre terre» (Daniel, 8/18, Biblia, ed. 1998);

«Et comme il me parlait, je restai frappé, d’étourdissement la face contre terre» (Daniel, 8/18, Biblia, ed. 1944);

«Et comme il parlait, encore et je m’évanouis, la face contre terre» (Daniel, 8/18, Biblia T.O.B., ed. LE CERF, 1992);

«Et comme il me parlait, je plongeais dans un sommeil profond, la face contre terre» (Daniel, 8/18, Biblia Holy Bible, ed. 1901);

«Et comme il me parlait je demeurai stupéfait, sidéré, la face contre terre» (Daniel, 8/18, Biblia, ed. IL CERCHIO, 1990).

Toutes ces versions, bien qu’elles présentent des différences de nuance substantielles, suggèrent le fait que le prophète entrait dans un rare détachement qui va, dans interprétation des traducteurs, du registre mineur (de stupéfaction) à la disponibilité totale (sommeil profond, léthargie). Le prophète devient tout à fait un „vase” qui s’offre pour être rempli de nourriture spirituelle, qui sera ensuite offerte aux hommes. Et alors, peut-on imputer son état de participation passive, en utilisant des termes tendancieux, comme „ usurpation de la libre volonté“ ou, justement avec „possession “? Et en fin de compte, les vrais prophètes exprimaient leur libre volonté par une disponibilité anticipée, expression du dévouement et de leur amour de Dieu. Ce geste unique devenait l’expression de l’acceptation pérennante, définitive même, de servir, obéissant en tout, envers Dieu. Leur demander de plus signifie leurs proposer hardiment leur immixtion dans la parole de Dieu et, par conséquent, l’altération de celle-ci. Mais cette alternative est tout à fait inacceptable, car le prophète qui se permettrait cela, serait automatiquement déchu des droits, entrant dans la catégorie des faux prophètes. De quelle „libre volonté“ peut-on parler lorsqu’il suit d’annoncer une prophétie au peuple. Cette liberté-ci, tout comme la susnommée „synergie de volonté“ restent des simples juxtapositions des mots, qui expriment une rhétorique sans valeur, spéculative et redondante de ceux qui ont le courage de se battre avec Dieu-même.

La responsabilité de la réception des messages par les prophètes est si grande qu’il arrive quelquefois de laisser de profondes traces dans l’état naturel d’équilibre du récepteur: «Et moi, Daniel, je défaillis et je fus malade plusieurs jours» (Daniel, 8/27). Ces faiblesses sont, donc, intérieures, intrinsèques à la nature humaine). Elles ne viennent pas de l’extérieur, mais elles se constituent comme forme réfléchie de défense envers l’impression profonde, produite par la grandeur de la Personne divine, Qui apporte le message. Par contre, c’est justement cette Personne Qui affermit et rétablit psychiquement et physiquement celui qui a été affecté. Dieu travaille sur Ses prophètes effaçant leurs faiblesses et complétant avec de la force les insuffisances de leur corps.

Par exemple, un cas typique d’aphasie, rencontré chez le prophète Daniel («Et tandis qu’il m’adressait ces paroles, je dirigeai mes regards vers la terre, et restai sans parole (comme muet)»), mais il est guéri de suite par l’ange: «Celui qui avait l’apparence du Fils de l’Homme toucha mes lèvres; alors j’ouvris la boche et j’ai parlé. [...] Il me toucha de nouveau [...] et me fortifia» (Daniel, 10/15-19).

Le prophète Issaïe se croit perdu car il a vu de ses yeux le Seigneur Sabaoth, mais il reçoit dans le temple la purification de ses péchés et il et il est affermi par l’un des séraphins qui approcha de ses lèvres une braise, qu’il avait prise avec des pinces sur l’autel (v. Essaïe, 6/7).

Le prêtre Zacharie devient en conséquence direct de ses propres faiblesses: la peur (v. Ev. Luc., 1/12) et le peu de foi (de confiance) (v. Ev. Luc., 1/18). Mais il continue de prophétiser par des signes (v. Ev. Luc., 1/22), et seulement après avoir écrit sur une tablette le nom de son fils, Jean, «sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia et il parlait, bénissant Dieu» (Ev. Luc., 1/63) . La Sainte Ecriture montre par les mots: «tous furent dans l’étonnement» (Ev. Luc., 1/63) et «la crainte s’empare de tous les habitants d’alentour» (Ev. Luc., 1/65) que l’état particulier perte de l’intégrité psychique chez Zacharie (aphasie, guérie ensuite de l’extérieur par la volonté du Seigneur) se constitue d’elle-même un message céleste d’avertissement, qui illustre pas seulement la puissance de Dieu et la punition qu’Il permet pour le manque de foi, mais surtout la fragilité des „vases” choisis par Dieu, c’est-à-dire des prophètes par lesquels le Seigneur communique Sa volonté. Ce n’est pas la dignité de prêtre du récepteur qui donne de la légitimité aux messages transmis par Dieu, ni l’éloquence de langage du prophète qui annonce au peuple la parole de Dieu, mais par le pouvoir-même de Dieu, Qui se met en évidence en contraste avec les faiblesses et les maladresses de Ses „vases” prophétiques. Dans ce cas-ci, la perte de la voix et le silence prolongé, imposé au prêtre Zacharie en conséquence naturelle de ses propres doutes, et plus convaincant que tout cri de joie ou d’étonnement.

Moïse était bègue, il parlait au peuple par la bouche de son frère, Aaron, comme Dieu avait décidé: «Il parlera pour toi au peuple; il te servira de bouche, et tu lui parleras de la part de Dieu» (v. Exode, 4/16).

Le prophète Jérémie, encore jeune, essaie d’éviter l’appel à la prophétie: «Oh, Seigneur, mon Dieu, je ne sais pas parler, car je suis encore jeune» (Jérémie, 1/6). Mais le Seigneur l’affermit lui accordant le don de la prophétie: «Je suis avec toi pour te délibérer. [...] Et le Seigneur toucha ma bouche et me dit: „Voici, Je mets Mes paroles dans ta bouche!“» (Jérémie, 1/8-9).

De quelle „participation consciente“ peut-il s’agir, même en état de veille, du moment que le prophète reçoit dans sa bouche la nourriture venant du ciel, la parole de Dieu? Il doit seulement la recevoir et la partager, fraiche et chaude, aux hommes. Tout comme dans l’état de rêve, la contribution personnelle du prophète en état de veille (exceptant son dévouement anticipé, total et sans réserves de doute dans son âme) ne se fait pas remarqué.

Le diable a-t-il jamais donné de bons conseils?

On a encore présenté ici comme arguments, dans l’éventualité de l’acceptation (comme hypothèse possible) de la possession par le diable de ceux qui ne sont pas dans l’état de veille, que le diable pourrait „donner de bons conseils, en apparence, jusqu’à ce qu’il gagne la confiance de l’homme “. Ensuite, pour illustrer le caractère trompeur de cette conduite de circonstance, on a rappelé une histoire du Pateric, qui soutient cette thèse.

Mais il faut observer que si nous acceptons ce paradigme, alors la dissimulation du comportement du diable sera obligatoirement une manœuvre temporaire. Jusqu’à la fin, pour cueillir les fruits de son travail, le diable „lèvera le masque”. Tôt ou tard il va exploiter visiblement et sans pitié les fruits de sa tromperie. Par exemple, le diable de la fierté se déchaîne terriblement sur les sept fils du prêtre Scéva, qui courraient le monde et qui ont essayé de sortir les mauvais esprits au nom du Seigneur, sans en avoir été envoyés: «Et l’homme possédé s’élança sur eux, s’en rendit maître et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfouirent de cette maison nus et blessés» (v. Actes des Ap., 19/13-16).

Si s’était autrement, c'est-à-dire si le diable se limitait à donner des bons conseils perpétuellement, alors il se transformerait, sans le vouloir, dans le plus longuement et infatigable apôtre du Christ. Mais cela est inacceptable: «Si satan chasse satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il?» (Ev. Matth., 12/26). Or dans le cas de la prophétie de Pucioasa (durant les cinquante années de propagation ininterrompue de la parole de Dieu, par lequel on promeut les fruits de la repentance et de l’humilité, le renoncement à soi- même, l’esprit de communion, le culte de la Sainte Vierge Marie-Mère de Dieu, le culte des saints, de la sainte croix et des saintes icônes, le respect pour le sacerdoce, l’amour de Dieu et du prochain, le Royaume des Cieux et le deuxième Avènement du Christ) n’apparaît aucun accent réverbérant, aucune inflexion dans la ligne ferme sur laquelle va l’œuvre de propagation tenace des vérités chrétiennes fondamentales, dans leur vision génuine, par la vie authentiquement chrétienne de ceux qui accomplissent la parole de Dieu: «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits» (Ev. Matth., 7/16).

Faut-il attendre encore quelques années ? Les détracteurs prétendent que ce n’est pas le cas, en affirmant, sans le démontrer, que la tromperie du diable est très évidente. De quels yeux envieux ont-ils vu tout ça ? On dévoile plutôt ici l’impuissance de ceux qui se sentent abandonnés par Dieu à cause de leurs péchés. Ils n’admettent pas que l’Esprit de Dieu souffle où Il veut, en choisissant des temples propres et parés, des hommes saints où Il puisse demeurer. C’est pour eux que le proverbe dit: „Le renard qui n’en vient pas au raisins, dit qu’ils sont aigres“.

Donc, combien faut-il encore attendre jusqu’à ce que la présupposée tromperie du diable montre concrètement et visiblement ses „fruits“, pour que nous puissions en fin, donner à ceux qui aujourd’hui calomnient gratuitement la parole de Dieu et Sainte Virginia?

Les prophètes recevront le payement des prophètes

Certainement les prophètes de tous les temps ont été incompris, marginalisés, persécutés, mais, en même temps ils sont restés irrésistibles car ils ne travaillaient pas seules, mais l’Esprit de Dieu travaillait sur eux et par eux: «Et la parole du Seigneur est pour moi un sujet d’opprobre et de risée chaque jour [...], mais il y a dans mon cœur comme un feu dévorant, qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, mais je ne le puis» (Jérémie, 20/9);

«Voilà, Mon vase (Sainte Virginia – n.r.) voyagera aujourd’hui chez le médecin. Maintenant elle se lèvera et va pleurer amèrement de la douleur qu’elle souffre à cause des coups qu’elle a reçus dans le train. On lui a frappé la tête, aux poings, la bouche aux gifles, les poumons aussi, ses côtes sont presque brisées, car elle a été traînée par terre, introduite dans une chambre de la gare et maintenant on la porte chez les médecins. Mais combien sera-t-elle heureuse, grande sera la récompense qu’elle recevra dans Mon royaume, quand Je viendrai, car elle sera parmi Mes prophètes» (Citation de la Parole de Dieu, 21 avril/4 mai 1958).

Mais les prophètes prendront la récompense de prophètes: «Qui accueille un prophète au nom d’un prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste au nom de juste recevra une récompense de juste» (Ev. Matth., 10/41).

Des exemples que l’on a donnés il résulte pleinement que Dieu permet que Ses élus, les prophètes, passent par des états spéciaux, surnaturels, ou même anormaux, si c’est le cas, pour les transformer des vases fragiles en vases résistants, invulnérables, capables d’accomplir exactement et pleinement la mission d’annoncer la parole de Dieu.

En ce qui concerne Sainte Virginia, considérant aussi les circonstances historiques et politiques dans lesquelles elle s’est offerte à Dieu comme vase de prophétie, il était nécessaire de faire une nette distinction entre l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu. Même cela faisant, beaucoup de méfiants s’éloignent en hochant la tête. Si les prophéties prononcées par Sainte Virginia avaient été faites en état de veille, le vase de Dieu aurait été cassé en morceau, à furie révolutionnaire. Mais de cette façon, la curiosité, la méfiance et le mystère ont temporisé les bourreaux, qui ont choisi la voie de l’expérimente. A ce point ils ont excellé en ingéniosité maléfique, en soumettant Sainte Virginia à des testes douloureux et humiliants, mais Dieu a affermi Son vase dans ces épreuves, justement en le détachant dans l’extrasensoriel. Cela a été l’unique solution pour garder en vie Sainte Virginia, là et où l’imagination diabolique des bourreaux sécuristes se déroulait librement, déchaînée.

Voilà donc, l’unicité de la sollution a imposé une voie peu commune pour y arriver : le vase élu pour la prophétie a été complètement élevé de la boue de ce monde, pour resplendir comme le soleil. Bien que «vase d’honneur», choisi dès le sein de sa mère, il a laissé l’honneur entier au «Potier», sans rien garder pour soi-même. Quant à nous rien ne nous empêche d’apprécier son esprit de sacrifice et les fruits de son œuvre prophétique. Plus encore nous devons l’honorer sans réserve, tel que nous le faisons pour les autres prophètes, dont on fait mention dans notre argumentation.

La vérité démontrée mathématiquement

  1. Toutes les fois que notre Seigneur prophétisait par Sainte Virginia, celle–ci avait la capacité sensoriale protégée par la providence divine, recevant un sommeil profond, semblable à celui qu’Adam avait reçu, lorsque Dieu a fait de lui Eve. Comme être humain, Sainte Virginia était détachée du point de vue sensoriel du monde matériel. Voilà pourquoi:

Par Sainte Virginia ne parlait pas l’homme!

  1. Le diable n’a pas pu profiter des fruits de la parole prophétique de Sainte Virginia, puisque cette parole portait en soi les attributs de la Divinité:
  2. L’enseignement céleste (profond, consistent, cohérant et canonique): «Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ» (Ev. Matth., 13/24);

«Mes chers petits enfants, avec de l’amour saint, Je vous fais part des mots du Saint Esprit et des enseignements, au profit de la rédemption des vos âmes» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. L’amour paternel (doux, chaud, comblé du désir de rédemption pour l’homme): «Moi, Je suis le bon Pasteur. Le bon Pasteur dépose sa vie pour ses brebis» (Ev. Jean, 10/11);

«Le Seigneur vous a beaucoup aimé, car il n’y a jamais eu d’amour semblable à Son amour pour les plus petits des Siens» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. L’esprit prophétique (élevant, transcendantal, eschatologique): «Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure à laquelle le Fils de l’Homme viendra» (Ev. Matth., 25/13);

«Dirigez vous vers les vœux du Seigneur et vers la sainteté, pour qu’Il vous habille de pouvoir d’en haut et qu’Il puisse accomplir Son projet avec vous» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. L’économie (surnaturelle, sage, équilibrée): «Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur Ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, le trouvera faisant ainsi» (Ev. Luc., 12/42-43);

«Que personne d’entre vous ne cherche son profit, mais servez-vous les uns les autres avec amour, pour jouir de votre peine» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. La sagesse angélique (prudente, douce, diaphane): «Gardez vous du levain des pharisiens!» (Ev. Marc, 8/15);

«Et toi, enfant sage, qui sied (attentif et craintif) avec attention et crainte devant le Seigneur, pourquoi n’aides-tu pas ton frère qui reste insouciant?» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. Le dévouement jusqu’au sacrifice (altruiste, universel): «Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde» (Ev. Jean, 6/33);

«Tout ce que vous faites, faites-le comme pour le Seigneur, pas comme pour les hommes, puisque c’est du Seigneur que vous allez recevoir la récompense» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

  1. L’inédit atemporel (originel, constructif): «Je ne suis pas venu pour abolir la loi, pais pour l’accomplir» (Ev. Matth., 5/17);

«La vie sur terre est courte. Ne perds pas l’autre, éternelle pour celle-ci. Tu peux, toi seul, te préparer ta place dans le ciel, toute belle que tu veux qu’elle soit» (citation du Testament de Sainte Virginia, le 19 mai/1-er juin 1980).

Si par l’impossible nous admettons que le diable a nourri la chrétienté pendant cinquante ans avec tant d’enseignements célestes, depuis longtemps déjà, son royaume se serait divisé en soi. Voilà pourquoi:

Par Sainte Virginia ne parlait pas le diable!

  1. Mais des prophéties de Sainte Virginia ont profité seulement l’homme saint et Dieu. L’homme pur a reçu une nouvelle confirmation de l’existence de Dieu, de Son amour sans limites pour Sa création. Dieu a appelé par la parole, a reçu et ensuite Il a scellé avec le don de la foi un peuple nouveau, de fils fidèles, qu’Il a nommé le Nouveau Israël. Par celui-ci Il a élevé Son Eglise mariée, la Nouvelle Jérusalem, qui se prépare avec assiduité, par obéissance et pureté sainte, pour l’accueil, dans la gloire de l’Empereur Jésus Christ, à Son deuxième avènement sur la terre: «Et Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts, et Son Règne n’aura pas de fin» (fragment du Credo chrétien)

Par conséquence:

Par Sainte Virginia c’est Dieu qui parlait!

La parole de Dieu est, donc, celle de Dieu, et elle est de Dieu, et elle est Dieu, et Dieu c’est la Parole: «l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, Celui Qui était, Celui Qui est; et Celui Qui vient» (Apocalypse, 1/8).

«Oh, viens, Seigneur Jésus!» (Apocalypse, 22/20)

Père Nicodim