La photographie

Je m’appelle Dănciuca Elena, je suis de Măneşti, Dâmboviţa…
… En février 1964, un de ces jours-là, je me trouvais chez la mère Verginica et je me suis levée pour la prière de minuit avec elle. Il faisait noir dans la chambre et tout à coup j’ai vu une lumière qui est apparue et a disparu aussitôt, comme une lumière faite par le flash d’un appareil photo. Je lui ai demandé ce qui se passait et elle m’a dit : le Seigneur Jésus-Christ est descendu dans notre chambre avec le saint apôtre Luc, qui a photographié (le Seigneur avec elle). Cette photographie m’a ensuite été confiée en garde et je l’ai encore aujourd’hui. Sur la photographie on voit la mère Verginica et le Seigneur et les croix du Golgotha, et à la place du tapis de la chambre se trouvent les pierres du mont du Golgotha. Le matin je suis partie chez moi à Măneşti et elle m’a donné la photographie en garde, pour qu’elle ne soit pas trouvée par la Securitate et enlevée d’entre les témoignages…

– Avec l’aide de Dieu, je peux m’en souvenir assez bien et en détail. Je vais me servir du texte qu’elle m’a dicté de sa conversation avec le Seigneur. C’était en février 1964, j’étais chez la sœur Verginica dans la maison du village de Maluri-Pucioasa. La nuit, vers onze heures, nous nous étions levées toutes les deux pour nous préparer à la prière de minuit. La sœur Verginica s’était levée et s’était mise au bord du lit, sans force comme toujours. Elle était vêtue d’une petite chemise de couleur claire et sur la tête elle avait un foulard blanc. Lorsqu’on a vu cette lumière de flash qui a éclairé la chambre, elle était appuyée d’une main sur le lit, tout comme elle apparaît sur la photographie, et elle avait tourné son regard vers le Seigneur, Qui était venu devant elle. Après quelques instants, son regard me cherchait, comme si elle voulait me dire ce que c’était. Mais c’est moi qui lui ai demandé : sœur Verginica, qu’était-ce que cette lumière ? Elle m’a dit : c’était le saint apôtre Luc avec un appareil photo, pendant que je regardais le Seigneur devant moi. Peu de temps après, le Seigneur Jésus-Christ est revenu et lui a parlé du moment de la lumière qu’on avait vue. Et Il lui a dit :

– Verginica, ne t’étonne pas de ce que tu vois et de ce que Je te donne. Si Je travaille en toi et avec toi sur la terre, ce que tu vois est un témoignage, pour qu’il soit pour les jours des témoignages. J’ai pris l’apôtre Luc et Nous avons fait deux photographies pareilles ; l’une, Nous l’avons prise, et l’autre, Nous la laissons chez vous, mais sache qu’il n’est pas permis d’en faire quelque chose de terrestre. Ne vous promenez pas avec elle pour la multiplier ou pour en faire grand bruit, pour que Mes ennemis et les vôtres ne vous la prennent pas, pour qu’elle ne soit pas trouvée si ce témoignage est trahi. Nous avons bien regardé la photographie, nous l’avons regardée toutes les deux. Des objets de la chambre, éclairée seulement par la veilleuse du mur, sur la photographie sont aussi sortis le lit et le corps en bois de la machine à coudre. En plus sont sortis : une couronne d’épines posée sur une toile blanche sur la machine à coudre, une forme de cercueil au pied du lit, une colline avec des pierres et de la verdure, un buisson de roses et trois croix. Est sortie aussi une mante noire de moniale par-dessus la petite chemise que portait la sœur Verginica, une mante de dessous laquelle on ne voyait plus qu’un coin du petit foulard blanc dont elle avait la tête couverte. Pendant que nous regardions toutes les deux la photographie, le Seigneur lui était apparu et elle Lui a demandé ce que signifiaient les choses de la photographie : « Verginica, Verginica, la mante de deuil et le cercueil et la couronne d’épines sur ce linceul blanc et lourd sont les signes de ta souffrance sur la terre. La colline du Golgotha avec ses croix et avec ses pierres a pour symbole ta souffrance et la Mienne dans l’œuvre de Dieu de ces jours. Et Moi et toi, nous sommes vus dans l’œuvre sur la terre pour que ce soit un signe pour les jours du témoignage, comment Moi, le Seigneur, Je suis sur la terre à l’œuvre avec toi pour préparer le peuple de l’œuvre divine à sa fin. Verginica, Je suis vêtu d’une chemise sans coutures et Je suis éclairé par Ma gloire et J’ai montré Mon œuvre de gloire en toi et avec toi. » Après qu’elle m’a dicté pour que j’écrive ce que le Seigneur avait dit, je suis partie chez moi à Măneşti et j’ai pris la photographie et je l’ai bien rangée, du mieux que j’ai pu. Voilà ce que je peux vous dire de ce moment-là. Depuis, la photographie est restée chez nous, mais maintenant nous devons accomplir ce qui est à accomplir avec elle. Si le temps est venu d’en témoigner, je vous donne cette chose sainte que j’ai tenue cachée à cause des perquisitions qu’il y a eu. Nous voudrions que vous l’apportiez à Pucioasa, au monastère de la Nouvelle Jérusalem, et que vous la mettiez à une place d’honneur, car c’est un lieu choisi par Dieu.
– Si vous le dites, nous l’apporterons et nous l’y placerons comme un coin de ciel, et nous la présenterons aussi dans le Livre qui s’appelle La Parole de Dieu 1955-1995 et que nous vous offrirons en don à la fête de Pâques qui scelle quarante ans d’œuvre de la Parole de Dieu en Roumanie.

Témoignage recueilli le 29 mars 1995