Que Ton nom soit sanctifié !
Les témoins de Yahvé affirment (v. [8] pag. 3) que Jésus Christ, le Rédempteur a accordé une attention spéciale au nom de Dieu. Ils affirment que ce nom «a eu une importance décisive pour Jésus (sic!), puisque Celui-ci l’a souvent répété dans Ses prières» ([8] pag. 5). En effet, le Seigneur Jésus enseigne à ses disciples à prier: «Notre Père, Qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifié!» (Ev. Matth., 6/9). A une autre occasion, Il dit: «Père, glorifie Ton nom!». Du ciel vint alors une voix: «Je l’ai glorifié et de nouveau Je le glorifierai» ([1] pag. 1217; Ev. Jean, 12/28). En fin, un jour avant Sa mort, le Rédempteur témoigne plusieurs fois du nom du Père: «J’ai manifesté Ton Nom aux hommes, que Tu as tirés du monde pour Me les donner …. Et Je leur ai fait connaître Ton nom, et Je leur ferai connaître, pour que l’amour dont Tu M’as aimé soit en eux et Moi en eux» ([1] pag. 1222-1223; Ev. Jean, 17/6, 26).
Quelle est la conclusion des „Témoins“? Ils affirment, se rapportant à ([9] vol. 2, pag. 649): «L’un des aspects fondamentaux de la révélation biblique consiste dans le fait que Dieu n’est pas sans nom. Il a un nom personnel, par lequel on peut et on doit L’invoquer», pour qu’ensuite ils tirent la conclusion: ([8] pag. 4) «C’est sûrement à ce nom que Jésus (sic !) Lorsqu’Il a enseigné à Ses continuateurs à prier: „Notre Père Qui es aux cieux, qu’il soit sanctifié Ton nom“» (Ev. Matth., 6/9).
Une affirmation de ce genre: «c’est surement à ce nom que Jésus a pensé...» reste une simple spéculation rhétorique, aussi longtemps qu’elle n’est pas prouvée par des arguments. Notre Seigneur a-t-Il vraiment accordé au nom-même (YHWH), par lequel les hébreux reconnaissaient Dieu comme «Dieu vrai ; immuable, éternel et personnel…. révélateur pour le peuple israélite» ([10] pag. 14), une importance hors du commun? Observons dès le début que bien que le Rédempteur fasse référence au nom de Dieu, il préfère ne pas le prononcer textuellement, en employant en échange, les dénominations équivalentes comme „Père“ ou „Père céleste“. Plus encore, Il attire l’attention sur le fait que la sainteté de l’Etre de Dieu se réfléchit sur Son nom aussi, Lui conférant le caractère réservé, qui est désormais reconnu à ce nom nouveau (le Père), sous lequel on découvre Dieu: «N’appelez personne votre Père sur la terre: car vous n’en avez qu’un, le Père céleste» (Ev. Matth., 23/9).
C’est ainsi que, la venue du Fils sur la terre a couronné la découverte d’un nouveau nom pour Dieu : Celui qui était YHWH pour les hébreux, se faisait connaître de lors comme Père de tous les hommes ; une révélation nouvelle, qui met en évidence l’amour universel de Dieu, par Son Fils (Qui a pris chair), pour Sa création. Celui Qui était un Dieu unique en l’Etre, Se découvre triplé en personnes, et ces Personnes prennent les noms de Père, de Fils et de Saint –Esprit, et, ensemble, de Sainte Trinité: «... Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» (Ev. Matth., 28/19). Il ne dit pas: „Au nom du Père et au nom du Fils et au nom du Saint Esprit“, mais Il emploie comme facteur commun un seul nom, en montrant par ce nom l’unité dans un seul Etre de Ces trois Personnes.
Il est remarquable le fait que dans l’Evangile selon Matthieu, par ex.; ce nouveau nom de „Père“, attribué à Dieu, apparaît prononcé par le Seigneur Jésus 41 fois, en temps que le nom de „Dieu“ („Elohim“) apparaît 25 fois, le nom de „Seigneur“ („Adonai“) apparaît 11 fois, et le nom de „Seigneur Dieu“ („Adonai YHWH“) apparaît 3 fois. (La correspondance des noms et le décompte de leurs occurrences ont été faits d’après [4] pag. 10 et pag. 1433-1434 - n.a.). En ce qui concerne le nom „YHWH“, il est prononcé par le Rédempteur dans l’Evangile selon Matthew seulement trois fois, et dans des références concrètes, dans lesquelles il cite des textes du Psaume 109, vers.1 et du Psaume 117, vers 26. De même, en s’adressant directement à Dieu, dans la prière, le Seigneur Jésus préfère le nommé „Père“ non pas „Yahve“ (Ev. selon Matth., 14/38,42). Tous ces arguments ne sont pas en faveur de la thèse formulé par les „Témoins“, que pour le Rédempteur, le nom de YHWH «a eu une importance décisive… puisque Celui-ci lé mentionné plusieurs fois dans ses prières». Ils démontrent plutôt le contraire: le Rédempteur S’adressait dans Ses prières surtout avec l’appellatif „Père“ (Ev. Matth., 11/25; 11/26; 26/39; 26/42) et de façon exceptionnelle avec le nom „Adonai“ (Ev. Matth., 11/26) ou „Eli“ (Ev. Matth, 27/46). Mais si le Fils de Dieu évite systématiquement le nom „YHWH“, en préférant, inclusivement dans la prière, celui de „Père“, alors quelle est la signification de Son affirmation: «J’ai manifesté Ton Nom aux hommes, que Tu as tirés du monde» (Ev. Jean, 17/6)? En quoi consiste cette découverte et quel est ce nom?
La réponse est donnée toujours par la Sainte Ecriture: «...Je leur ai fait connaître Ton nom et Je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont Tu M’as aimé soit en eux et Moi en eux» (Ev. Jean, 17/26).
Mais quel est l’amour dont le Seigneur Jésus a été aimé? C’est l’amour de Père, le Père étant Dieu. Pour la première fois se découvre à l’homme la dimension de l’amour de Dieu: celle de Père, de Père Céleste. C’est à ce nom que le Rédempteur se réfère, puisque «tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu» (Romains, 8/14). La joie de l’adoption apporte la confirmation: «Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de Son Fils qui crie: „Abba, Père!“» (Galates, 4/6). Voilà donc l’appellation par laquelle nous sommes invités d’invoquer le Seigneur. C’est Celui-ci le nom: „Père!“, avec lequel prient «les fils de Dieu, étant fils de la résurrection» (Ev. Luc, 20/36). C’est un nom merveilleux et unique: «N’appelez personne votre «Père» sur la terre, car vous n’avez qu’un, le Père céleste» (Ev. Matth., 28/9), celle-ci étant aussi une invitation indirecte de nommer et de L’invoquer dans les prières avec le nom de Père Céleste.
Dieu apporte ainsi à l’homme une nouvelle révélation ; Il Se dévoile Soi-même comme Celui qui aime ou L’aimant, conférant un nouvel éclat à son nom, connu comme „Celui Qui est“ (L’Exode, 3/14). C’est pourquoi étant sollicité dans la prière par Son Fils: «Père, glorifie Ton nom!» (Ev. Jean, 12/28), Il répond: «Je l’ai glorifié et de nouveau Je le glorifierai». Plus concrètement, comment le Père a glorifié Son nom?
Tout d’abord en l’imposant aux hommes comme un remarquable et honorable héritage, donné à Son Fils. «Jésus est la transcription en langue grecque de „Joshua“» ([11] pag. 204) «ou „Iehoshua“» ([8] pag. 9), «employant la vocalisation „Ieho“, provenue de la prononciation impossible „Yahw“, c’est pourquoi „VAV“, pour une prononciation plus facile se transforme en o ou u, et cité de iod (première consonne), perd sa voyelle patach» ([10] pag. 12), «ce qui en hébreux signifie „Ieho (Seigneur) est la rédemption“ ou le „Rédempteur“, en grec „Celui qui guéri“» ([11] pag. 204). c’est le premier héritage que le Père Céleste laisse à Son Fils: Son Saint nom. Voilà pourquoi la préoccupation pour l’attribution de ce nom est importante: Il envoie Son ange, qui visiblement annonce la Vierge Marie: «Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus» (Ev. Luc, 1/31).
Deuxièmement, en généralisant au niveau de toute la création l’héritage que l’on donne au Fils, pas seulement le genre humain, sauvé par le sacrifice, mais tout le monde visible et invisible glorifie le nom du Père par la considération accordée au nom du Fils: «C’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé et Lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre» (Philippins, 2/9-10).
Car celui qui honore le Fils, honore le Père aussi, et «qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père Qui L’a envoyé» (Ev. Jean, 5/23).
A cette raison, le Rédempteur préfère s’adresser au Père avec cet appellatif-même, car le Père est le Père céleste de toutes les nations, en temps que Yahve est exclusivement le Dieu du peuple choisi de l’ancien Testament. Car tout comme Yahve «par une promesse accorda Son faveur à Abraham» (Galates, 3/18), de même le Père a donné au Fils la promesse de l’Esprit, pour porter à travers les siècles la bénédiction d’Abraham: «afin qu’aux païens passe dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham et que par la foi nous recevions l’Esprit de la promesse» (Galates, 3/14);
«Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fuissions justifier par la foi; la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue» (Galates, 3/24-25).
Le commandement d’honorer le nom de Yahve faisait parti de la Loi (voir l’Exode, 20/7), guidant le peuple d’Israël parmi les peuples polythéistes, qui se prosternaient devant des faux dieux. L’honneur au nom du Fils appartient à toute la création et représente la forme superlative d’honneur accordée au nom du Père.
Mais quelle serait l’explication du retour des Témoins de Yahve aux faits des débuts, à ceux „guidés par les ancêtres“? Qui est-ce qui les déterminent à refuser l’adoption? Qui est-ce qui les déterminent de se ressembler aux galates hésitants, dont le saint apôtre Paul écrit: «maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu’ll vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir ?» (Galates, 4/9).
L’explication consiste dans la grave erreur dogmatique des Témoins de Yahve au sujet de la Sainte Trinité. En fait, les, „Témoins“ sont des antitrinitaires convaincus et militants. Ils ne croient pas que le Fils est vrai Dieu mais seulement homme vrai, un homme spécial, en effet, inégalable même mais un homme, et c’est tout. Eux qui reconnaissent la Bible comme la parole inspirée de Dieu, probablement ils ne la lisent pas avec attention, autrement ils auraient pu apprendre que Jésus dit de Soi-même: «Moi et le Père nous sommes un» (Ev. Jean, 10/30). Ou, s’ils ne comprennent pas bien ce que cela signifie «Nous sommes un», ils pourraient apprendre que Jésus «se faisait égal à Dieu» (Ev. Jean, 5/18). Ou que, bien qu’en tant qu’homme, Il est né de la Vierge, en tant que Fils de Dieu, Il affirme «En vérité Je vous le dit, avant qu’Abraham existât, Je suis» (Ev. Jean, 8/58).
«Je suis dans le Père et le Père est en Moi» (Ev. Jean, 14/10), dit Jésus, et le saint apôtre Paul affirme que «en Lui habite, corporellement, toute la plénitude de la Divinité» (Colossiens, 2/9). Le saint apôtre Jean, se référant à Dieu le Véritable, précise sur Celui-ci: «...dans Son Fils, Jésus Christ, Celui-ci est le véritable Dieu et la vie éternelle» (I Jean, 5/20).
Pour celui qui n’a pas compris de ces claires, directes et non-équivoques références à la divinité du Fils, cette totale vérité, ce sera difficile de disséquer des textes tout aussi valeureux que la Bible offre avec générosité pour nous éclairer, comme par exemple, celui de l’Evangile selon Luc, 8/39: «Retourne chez toi, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. Il s’en alla donc, proclamant par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui». Cette répétition voulue du verbe „faire“ amène les deux phrases dans une juxtaposition de sens; Jésus, Celui Qui «commandait à l’esprit impur de sortir de l’homme» (Ev. Luc, 8/29), et Celui Qui a fait, et Il témoigne de Soi devant le guéri disant: «raconte tout ce que Dieu a fait pour toi». L’ancien démonisé, guéri déjà, témoigne à son tour que, Celui Qui lui a fait le bien est Jésus, il dévoile donc que Jésus est Dieu.
L’entêtement de déshabiller Jésus de la divinité provoque aux „Témoins“ une réaction en chaîne. Pour eux, le fait d’honorer le Fils comme Dieu véritable apparaît comme un blasphème, puisqu’à leurs yeux l’unicité de Dieu n’est pas seulement en Etre, mais aussi en Personne. C’est pourquoi, il apparaît un réflexe inconscient de répugner toute manifestation pieuse, toute prière, toute considération du nom de Jésus, du moment où celles-ci dépassent (éventuellement), ce qu’ils comprennent être une simple attitude différente envers „le plus grand Homme“.
A fortiori, le nom de Dieu, celui considéré par eux, est „redécouvert“ des Témoins de Yahve de l’histoire comme étant Yahve, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. A part la prononciation incorrecte, „Iehova“, (celle-ci étant „permise“ des Jéhovistes à la suite des démonstrations savantes, comme non offensantes), les „Témoins“ exagèrent l’emploi de ce nom seulement pour se consolider la propre identité dans le monde dit chrétien, qui à son tour est considéré par d’autres comme une alternative raisonnable au christianisme authentique.
Est-ce que la Bible accepte cella, ou elle nous enseigne à honorer également le Père et le Fils, et, par conséquent, leurs noms également ? Ensuite, du point de vue pratique : si nous honorons seulement le Père (comme le font à leur façon, „les Témoins“), nous honorons implicitement le Fils aussi ? Ou inversement, seulement «ceux qui honorent le Fils, ils honorent implicitement le Père»? (Ev. Jean, 5/23).
L’Apocalypse nous démontre une fois de plus la divinité du Fils et que le Fils est un seul Etre avec le Père, pour qu’en suite nous puissions honorer d’une gloire égale les noms du Père et du Fils:
«Le Maître-de-tout (le Tout-Puissant), Celui qui est (c’est à dire Yahve-le Père Céleste, le Créateur), Celui Qui était et Celui Qui vient» (Ap., 1/8), Se proclame l’Alpha et l’Oméga, mais vers la fin de la prophétie Se découvre par le Fils: «Voici, Je viens bientôt... (Ap., 22/12)... Amen! Viens, Seigneur Jésus!» (Ap., 22/20).
Pour de vrai, l’Alpha et l’Oméga ne désignent pas seulement le Père, mais aussi le Fils: «...Je suis l’Alpha et l’Oméga» (Ap., 22/13) et tout de suite le verset explicatif: «...Moi, Jésus ... Je suis le rejeton de la race de David» (Ap., 22/16).
Comment donc un „Témoin“ puisse-t-il comprendre qui est l’Alpha et l’Oméga, s’il ne va lire attentivement toute l’Ecriture, pour apprendre que «Moi et le Père, nous sommes un» (Ev. Jean, 10/30)?
L’Apocalypse décrit donc, la révélation de Jésus Christ (v. Apocalypse, 1/1), Qui apparaît à Jean comme étant «Quelqu’un qui ressemblait au Fils de l’Homme» (Apocalypse, 1/13), «Qui a été mort, mais le voici vivant pour les siècles des siècles, détenant les clefs de la mort et du séjour des morts» (Apocalypse, 1/18). Il parle aux Eglises par les anges et leur montre quel nom doit être honoré:
– L’Eglise d’Ephèse est louée de ces mots: «...tu as de la constance, tu as souffert pour Mon nom sans te lasser» (Apocalypse, 2/3).
Le Seigneur Jésus apprécie, donc, le martyre pour son nom et surtout la persévérance: «tu ne t’es pas lassé». Est-ce que nous faisons de même ? Les „Témoins“ le font-ils aussi?
– L’Eglise de Pergame est appréciée par les mots: «...tu tiens ferme Mon nom et tu n’as pas renié Ma foi» (Apocalypse, 2/13), en ajoutant, en place d’honneur, le nom du grand martyr Antipas, témoin fidèle de Jésus.
Est-ce que nous tenons aussi Son nom ? Et les „Témoins“?
– A l’Eglise de Philadelphie Il lui montre l’amour (v. Apocalypse, 3/9), parce-que, «...disposant de peu de puissance, tu as gardé Ma parole sans renier Mon nom» (Apocalypse, 3/8).
Est-ce que c’est nous qui renions le nom du Christ ? Ou les „Témoins“?
La Sainte Ecriture dévoile le mystère du nom de Dieu, en prophétisant:
- a. le caractère salutaire de ce nom ; il a la force d’apporter le salut: «quiconque invoquera le nom de Dieu, sera sauvé ; le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem… et parmi les sauvés, seulement ceux qui appellent Dieu» (Joël, 3/5).
Cette prophétie dévoilait inclusivement les régions saintes du Nouveau Sion et de la Nouvelle Jérusalem, où le peuple élu, le nouvel Israël, préparera le chemin du retour en chair du Seigneur, par l’invocation de Son nouveau nom: la Parole de Dieu (v. Ap., 19/13), et par l’intransigeance absolue envers le péché: «Je vis les âmes de ce qui furent décapités pour le témoignage de Jésus et la Parole de Dieu, et tous ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front ou sur la main» (Ap., 20/4). Leur payement est la vie éternelle: «Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle» (I Jean, 5/13).
- b. le caractère universel du pardon de Dieu, par Son nom: «„afin que le reste des hommes cherchent le Seigneur, ainsi que toutes les nations qui ont été consacrées à Mon nom“, dit le Seigneur...» (Actes des Apôtres, 15/17).
- c. le caractère illustratif de sacrifice, qui s’approprie par amour et que les disciples goûterons chacun à son tour, selon le modèle de leur Maître: «...et vous serez haïs de tous à couse de Mon nom...» (Ev. Matth., 10/22); «...et tout cela, ils le feront contre vous à couse de Mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui Qui M’a envoyé...» (Ev. Jean, 15/21); «Ces hommes qui ont voué leur vie au nom de Jésus Christ notre Seigneur» (Actes des Apôtres, 15/26).
- d. le caractère charismatique, qui guérit les corps et les esprits des croyants (orthodoxes): «Ils ont essayé à prononcer le nom du Seigneur Jésus sur ceux qui avaient des esprits mauvais» (Actes des Apôtres, 19/13).
- e. le caractère apophatique, exprimé par la transcendance absolue de Dieu, Qui reste au-dessus des possibilités de connaissance analytique: «Et voici Son commandement : croire au nom de Jésus Christ, Son Fils...» (I Jean, 3/23). Il ne s’agit pas de l’apophatisme absolue de Dionisio l’Aréopagite, exprimé dans son ouvrage: „Propos sur le nom divin“, mais, plutôt, d’une ouverture vers l’embrassement mystique du nom de Dieu: «Par Lui, nous offrons à Dieu un sacrifice de louange en tout temps, c’est-à-dire le fruit des lèvres, qui glorifient Son nom» (Hébreux, 13/5).
- f. le caractère de majesté, qui met en évidence les attributs d’Empereur de l’Univers: «...et le nom du Seigneur Jésus fut magnifié» (Actes des Apôtres, 19/17), «...c’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé et Lui a conféré le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse: dans les cieux, sur la terre, et sous la terre» (Philippiens, 2/9-10).
- g. le caractère d’exclusivité: le nom de Jésus est unique ; il comprend en lui la promesse du salut: Jésus <= Iehoshua <= „Le Seigneur est le salut“: «car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom, donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés» (Actes des Apôtres, 4/12).
- h. le caractère d’idempotence, par lequel le Père donne à Son Fils Sa gloire, et le Fils l’hérite sans la soustraire du Père: Leurs noms sont jumeaux, mais ne se confondent pas; ils se partagent aux élus, mais ils ne se séparent de leurs Porteurs: «...cent quarante-quatre mille personnes avaient Son nom et le nom de Son Père inscrit sur leur fronts...» (Ap., 14/1).
Ayant une telle richesse de sources et de raisons issues des Ecritures, une question hamlétienne vient s’imposer: quel est ce nom nouveau prophétisé par l’Ecriture: «Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises: „au vainqueur, Je donnerai de la manne cachée et Je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau, que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit“» (Ap., 2/17).
La réponse nous la trouvons dans les dernières pages de l’Apocalypse, respectivement dans la description des dernières pages de l’histoire: «Et J’ai vu … Celui Qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable et Il juge et combat avec justice… sur Sa tête étaient plusieurs diadèmes; Il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est que Lui-même... et Son nom est: la Parole de Dieu» (Ap., 19/11-13). Il S’offre comme récompense à tous ceux qui ont vaincu le monde et le diable. Ceux-ci sont les chrétiens de l’Eglise la Nouvelle Jérusalem: «Celui qui vaincra, Je ferai de lui une colonne dans le temple de Mon Dieu, et il n’en sortira plus; J’écrirai sur lui le nom de Mon Dieu et le nom de la cité de Mon Dieu, de la Nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, d’auprès de Mon Dieu, et, Mon nom nouveau» (Ap., 3/12).
C’est ce que d’une façon exceptionnelle, a été révélé par l’illustre théologien et prêtre Dumitru Staniloaie, comme un véritable testament adressée à l’Eglise Orthodoxe Roumaine, qu’il a servie toute sa vie par ses écrits et par sa parole, prononcée dans ses dernières instants, avant de mourir: „Elle va périr la Jérusalem, par les Romains et il aura une autre, nouvelle. Une Jérusalem Nouvelle! Elle va périr, et va venir le Seigneur Jésus Christ...“ (1-er octobre 1993, 22h); „...Nous nous réveillons… Pleins de grâce et de vérité et du désir de parler et de la parole de vérité! allons parler! .. Allons, allons, allons-y Seigneur!“ (le 4 oct. 1993 23:30 h) ([12] pag. 97).
La parole de Dieu vainc la nature et passe l’homme de la mort à la vie. Il brillera pour les siècles des siècles au-dessus de la cité sainte, la Nouvelle Jérusalem, dans laquelle enteront «Seulement ceux qui sont écrits dans le Livre de la Vie de l’Agneau» (Ap., 21/23-27). Ceux-ci «Lui serviront et verront Son visage, et Son nom sera sur leur fronts»: «la Parole de Dieu» (Ap., 19/13; 22/3-4).
Bibliographie:
[1] – La Sainte Ecriture; Ed. 1944 BOR
[2] – La Sainte Ecriture; Ed. 1990
[3] – Sainte Bible, London, Cambridge 1901
[4] – T.O.B.: Traduction œcuménique de la Bible 1992
[5] – The Bible: Revised Standard Version
[6] – La Tour de Veille annonce le Royaume de Jahve (revue bimensuelle)
[7] – Réveillez-vous (revue bimensuelle)
[8] – Le nom Divin va durer à jamais (revue)
[9] – The New International Dictionary of New Testament Theology
[10] – La théologie Biblique de l’Ancien Testament
[11] – Dictionnaire de Théorie Orthodoxe I.Bria
[12] – 12. Omage au prêtre D. Staniloaie, 1994
Père Nicodim